Les enfants du facteur est un espace dédié aux personnes nées d’une relation extraconjugale, à leurs mères et leurs proches.
Il n’existe en France aucun lieu public où ces histoires peuvent être racontées, ni aucun mot simple pour les désigner. Le terme juridique « enfant adultérin » a officiellement disparu du droit français en 2005. Pourtant, ces situations existent, ces enfants grandissent, et beaucoup d’entre eux traversent les mêmes questionnements dans le même isolement.
Un enfant né d’une relation extraconjugale est un enfant conçu dans le cadre d’une relation entre une personne mariée ou engagée et un partenaire extérieur à cette union, à l’insu du conjoint officiel.
En France, environ 10,8 % des enfants nés chaque année ne sont pas reconnus par leur père à la naissance (INSEE, 2018). Une partie d’entre eux sont nés dans ce contexte. Leur nombre exact est inconnu et cette invisibilité statistique me semble révélatrice.
Les questionnements, les silences, le rapport à l’absence paternelle. Ce que la recherche documente et ce que les témoignages révèlent.
Les tensions d’une maternité clandestine : stigmate, culpabilité, stratégies de silence et de protection.
Un espace pour déposer votre témoignage, anonymement et sans obligation de tout dire.
L’expression populaire désigne depuis longtemps, de manière détournée et souvent moqueuse, un enfant dont la paternité officielle est douteuse. Nous avons choisi de reprendre cette expression non pas pour en valider le sens, mais pour la retourner : nommer ce que la société a longtemps préféré murmurer, et en faire quelque chose de visible.
Les contenus de ce site s’appuient sur un mémoire de master en sciences sociales soutenu à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) en 2020, ainsi que sur des travaux en sociologie, en droit et en histoire de la famille, notamment ceux de Marie-Carmen Garcia sur l’extraconjugalité durable et d’Erving Goffman sur le stigmate. Les témoignages publiés sont systématiquement anonymisés.